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 Eliza Anzilutti

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Eliza Anzilutti

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Nombre de messages : 16
Date d'inscription : 28/04/2013
Avatar : Saoirse Ronan
Âge : Lycane célibataire
Nationalié : Lycéenne
Avec : Probablement aux basques d'Anton ou de Gabriel


MessageSujet: Eliza Anzilutti   Dim 19 Mai - 21:57



Eliza Anzilutti

« Je m'appelle solitude » ;



by Dodixe
NOM : Anzilutti
PRÉNOM : Eliza
AUTRE(S) PRÉNOM(S) : Inconnu

ÂGE : 17 ans d'apparence - 34 ans réellement
NÉE LE : 01/01/1981 A : Naples
HABITE : Venise
CLASSE SOCIALE : Moyenne
EMPLOI : Lycéenne

GROUPE : Enfants de la lune
CÉLÉBRITÉ CHOISIE : Saoirse Ronan





Histoire
- Maman ? ... Maman, c'est toi ? Maman, pourquoi tu t'en vas ?

De grands yeux verts s'ouvrent sur une obscurité totale.

- Maman, me laisse pas ! Maman, pourquoi tu m'abandonnes ?

Un cri.

- OH NON ! Ada, elle recommence !

La silhouette, toute frêle dans sa longue chemise de nuit blanche, ouvre soudain des yeux encore plus grands qu'auparavant, et une expression de terreur absolue se peint sur son visage. Soudain, des larmes jaillissent et coulent sur ses joues, et la fillette s'effondre sur le sol, terrassée de bruyants sanglots. Deux autres gosses sont réunies autour d'elle, visiblement très mécontentes d'avoir été réveillées par leur camarade de chambre qui tentait d'ouvrir la porte dans son sommeil. Une adulte d'environ trente ans, visiblement habituée à subir un tel chambardement durant la nuit, arrive, l’œil fatigué.

- Allez vous coucher, les filles, bon sang... Pourquoi vous avez crié ? Vous savez qu'il ne faut surtout pas la réveiller quand elle fait ses crises !

- Moi, j'en ai marre qu'elle me réveille à chaque fois en appelant sa maman ! déclara une des deux petites d'un ton péremptoire en croisant les bras sur sa poitrine. Elle est morte, sa maman. Ça sert à rien ce qu'elle fait ! Je veux plus être dans la même chambre qu'elle !

- Et moi pareil, chuchote la deuxième d'une voix fatiguée.

Beaucoup moins agressive, elle s'est déjà pelotonnée à nouveau dans son lit et suce son pouce d'un air ensommeillé. L'éducatrice caresse la tête de la victime de somnambulisme qui s'est cramponnée à sa jambe, en pleurs, lorsque le mot « morte » a résonné à ses oreilles, et toise l'enfant rebelle :

- Barbara, c'est très méchant ce que tu viens de dire. Eliza est malade ! Ce n'est pas de sa faute !

- Moi aussi je veux revoir ma maman. Et quand je la demande, on me dit que c'est pas possible, que le juge veut pas, et je sais même pas pourquoi. Elle, quand elle réclame, on lui dit rien alors que de toute façon elle pourra jamais la revoir ! Pourquoi elle comprend pas qu'elle reverra jamais ses parents ?!

Les yeux d'Ada se plissèrent et l'enfant recula, prenant conscience qu'elle avait été trop loin.

- Jeune fille, puisque tu as décidé de ne pas comprendre que certaines décisions juridiques ne sont pas de ton âge et qu'une maladie n'est pas contrôlable, surtout le somnambulisme, tu iras voir la directrice avec moi demain ! Maintenant, va te coucher !

Barbara, tremblante de peur, baissa la tête - non sans jeter un regard en coin haineux à Eliza qui ne le remarqua absolument pas - avant de retourner dans son lit. Ada, l'éducatrice, se pencha à hauteur de la fillette toujours terrorisée et essaya de la détacher de sa jambe.

- Eliza, ma chérie... Tu dois retourner te coucher...

- Me laisse pas, maman ! s'écria Eliza, une expression de terreur profonde sur son visage.

La jeune femme soupira. Cela se terminait toujours comme ça. Elle accepterait qu'Eliza aille dans son lit, la petite s'endormirait en étant persuadée d'être avec sa mère, et le lendemain, elle ne se souviendrait de rien, et comprendrait encore moins pourquoi les autres enfants se moquaient d'elle et la rejetaient. Mais elle n'avait jamais le cœur de la repousser, même si le règlement l'interdisait.

- Viens, ma chérie. On va dormir.

L'expression rayonnante de la gamine lui fit mal au cœur. Mais qu'y pouvait-on ? Les adultes, de fait, ne savaient pas si ses parents étaient morts, mais c'était ce qu'ils avaient dit aux enfants par simplicité. En réalité, Eliza était « née de parents inconnus », une case qu'Ada détestait remplir pour pas mal de ses gosses quand elle gérait l'administratif des écoles. Et de toute façon, quand la petite fille faisait une crise de somnambulisme, il était rigoureusement impossible de lui faire entendre raison. C'était ainsi... Et il faudrait continuer à supporter ces crises, beaucoup trop fréquentes au goût de l'éducatrice.

Eliza avait six ans à l'époque de ce petit événement qui n'en était pas un, mais ses crises de somnambulisme avaient commencé dès ses quatre ans. Pourtant, celle-là fut plus importante que les autres : sans doute parce que Barbara, l'une de ses compagnes de chambre, avec toute la cruauté que seul un enfant peut avoir, apprécia peu d'avoir subi remontrances et punition à cause d'une gamine bizarre qu'elle détestait et décida de mettre les points sur les i avec la petite malade. Dès le lendemain, elle lui expliqua très clairement qu'il était hors de question qu'elle reste dans la même chambre qu'une folle à cause de qui elle se faisait punir sans cesse injustement. Qu'Eliza, contrairement à elle, n'aurait jamais aucune chance de revoir un jour ses parents et qu'il fallait qu'elle arrête de faire semblant d'être malade pour avoir le droit de dormir avec Ada, l'éducatrice, et que tout le monde savait qu'elle faisait semblant pour que l'éducatrice n'ait pas le courage de la renvoyer dans son lit. Qu'elle n'était rien qu'une sale menteuse et profiteuse et que personne ne l'aimerait jamais tant qu'elle continuerait à faire son intéressante. Qu'elle ne se ferait jamais adopter parce que ça se voyait bien qu'elle était bizarre et que personne ne voulait d'une enfant bizarre et laide de surcroît. Que de toute façon, elle ne méritait pas de se faire adopter et qu'elle resterait toute sa vie à l'orphelinat pendant qu'elle, Barbara, et tous les autres enfants, iraient dans des familles riches qui les adoreraient et les couvriraient de cadeaux. Et que sa petite vie insignifiante n'intéressait personne et qu'elle ferait mieux de disparaître pour laisser les gens intéressants vivre normalement.

Une enfant de six ans ne se rend pas compte à quel point des mots prononcés sous l'effet de la vengeance peuvent être dangereux et blessants, mais ce n'est pas parce qu'elle ne voit pas le mal qu'elle fait qu'il n'existe pas. Et dans ce cas-là, la blessure se creusa très profondément ; guère étonnant quand on voit la violence des termes employés et la fragilité déjà présente de la petite victime. Eliza, déjà bien peu expansive, se replia encore davantage sur elle-même et devint pratiquement muette ; elle n'adressa plus à partir de cet instant que la parole aux adultes responsables d'elle - son institutrice, les éducateurs, ses psychologues et, de loin en loin, la directrice de la structure qui l'accueillait. Encore n'était-ce que par onomatopées. Autant dire qu'effectivement, les cruelles paroles de Barbara se révélèrent prémonitoires : quels parents auraient voulu d'une enfant qui refusait de leur adresser la parole et avait besoin de voir toute une palanquée de psychologues, pédopsychiatres et autres psy-choses ? Peut-être certains couples adoptants sont-ils prêts à prendre une enfant en difficulté pour la soutenir et lui apporter un peu de bonheur dans sa triste vie, mais le lourd dossier d'Eliza n'attira aucun de ceux-là. Trop de problèmes, trop de responsabilités. Et plus la petite grandissait, plus ses espoirs s'éteignaient. Les couples veulent des enfants jeunes, pas des gamins maigrelets déjà presque ados. Vers ses huit ans, Eliza acheva tout à fait de s'éteindre, persuadée qu'elle resterait toute sa vie coincée dans un institut d'accueil, mal-aimée, incapable de parler - de plus en plus avec le temps - et obligée de faire des dessins débiles pour des gens qui faisaient semblant de la comprendre mais n'y arrivaient pas plus que les autres.

C'est lors d'une sortie en ville que se déroula toute l'action. Eliza traînait en arrière, expérience peu conseillée lorsqu'on est derrière toute une troupe d'enfants qui vient de traverser la route à un feu sur le point de passer au vert. Surtout en Italie, où les chauffards ne font pas vraiment attention à une tête blonde qui a pris du retard. Les yeux verts de la gamine s'agrandirent mais elle ne bougea pas d'un pouce, surprise peut-être, étonnée, mais pas effrayée. Finalement, le choc brutal qui la poussa sur le côté lui fit bien plus peur que plusieurs tonnes d'acier rugissant fonçant sur elle. Elle poussa un hurlement et, au lieu de s'éloigner de la voiture, se précipita sur la raison du choc qui lui avait sauvé la vie. Un homme autour duquel se réunissaient déjà de nombreux passants, plusieurs en train d'appeler une ambulance - la majorité en train de filmer la scène. Ada dut arracher une enfant aux sanglots hystériques au brancard que les ambulanciers tentaient malaisément de détacher de ses petits bras.

Les jours suivants semblèrent se dérouler comme dans un rêve. La petite, à peine lâchée dans l'école à huit heures trente le matin, s'empressait d'escalader un grillage à l'abri des regards et se précipitait à l'hôpital. Elle avait trouvé la chambre de son sauveur en fouillant, tout simplement, prenant soin de se promener à proximité d'adultes. C'était la première fois depuis des années qu'elle parvenait à adresser la parole à des inconnus, prononçant avec difficulté la petite phrase « Je vais voir ma maman, papa est à l'accueil » quand quelqu'un la remarquait et lui demandait ce qu'elle faisait. Mais elle était habituée à se faire invisible, et la plupart du temps, on ne faisait pas attention à elle. Une seule fois, cela lui arriva, au seuil du quatrième jour : elle avait récité pour la troisième fois au même médecin sa fable, sans jamais suivre les mêmes visiteurs à chaque fois. Il s'était douté qu'il y avait eu anguille sous roche et l'avait catapultée directement au commissariat du quartier. Personne ne réussit à tirer ne serait-ce qu'une monosyllabe ou un hochement de tête d'elle, si bien que c'est à dix-neuf heures, deux heures après le moment où Eliza était censée être de retour à l'institut, qu'Ada arriva, totalement affolée, au centre de police. On la lui remit sans ménagement et en la traitant d'irresponsable - un comble pour une éducatrice vivant en permanence avec une tribu d'enfants en difficulté sociale - si bien qu'à la fin de la soirée, elle avait versé un véritable torrent de larmes quand Eliza n'en avait pas lâché une seule. Elle n'arrivait plus à pleurer - du moins en dehors de ses crises de somnambulisme - depuis l'incident avec Barbara lors de ses six ans.

- Mais qu'est-ce que je vais faire de toi ? gémissait-elle en la lavant et en l'habillant pour la nuit, comme si la gamine n'avait pas eu plus de trois ans, sans doute pour s'assurer qu'elle était bien de retour. Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi, ma pauvre fille ?

Les enfants qui l'entendaient à travers la cloison chuchotaient d'un air affolé, mais un silence de mort tomba quand Eliza fut ramenée dans la salle commune, ramené instantanément par le regard furieux que leur lança les yeux rougis d'Ada.

Cette mésaventure n'arriva plus, la petite fille prenant soin de mémoriser exactement chaque visage à qui elle parlait, chaque personne qui la remarquait, pour les éviter désormais. Elle y arrivait sans difficulté aucune et put ainsi continuer son manège quelques jours de plus sans davantage d'ennuis. Elle avait glissé sur le souci de l'école en demandant à son autre camarade de chambre, Lorenza, d'expliquer à l'institutrice qu'elle était malade et qu'elle ramènerait bientôt un mot de justification. Les italiens n'étaient pas très à cheval sur les règles, et la colocataire, si elle avait pourtant semblé être du côté de Barbara au début de cette histoire, était en fait le genre d'enfant suiveuse qui disait oui à tout ce qu'on lui suggérait. L'idée fonctionna donc sans souci, tant auprès de Lorenza que de l'institutrice qui avala son bobard sans sourciller. Pourtant cette situation ne pouvait pas, ne pourrait pas durer éternellement, même si Eliza n'y avait pas pensé, en naïve petite fille qui ne comprend que le présent. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, ce ne fut ni Ada, ni l'institutrice, ni un médecin et ni même - pourquoi pas - Barbara qui mit un terme à sa petite équipée.

En vérité, Eliza passait plus de temps à errer dans les environs de l'hôpital - notamment pour grappiller de quoi manger quand elle avait faim aux magasins alentours - et au bout d'une semaine passée comme ça, elle devait être beaucoup plus prudente dans les couloirs de l'hôpital, ayant croisé bien davantage de monde qu'aux premiers jours. Ajoutons à cela qu'elle ne pouvait être présente en dehors de ses horaires d'école, la présence des enfants étant strictement contrôlée à l'institut - et principalement depuis que l'éducatrice principale s'était fait traiter d'irresponsable par une bande de policiers - et on comprendra aisément qu'elle ne risquait de croiser aucun visiteur, qui, eux, ne séchaient pas leur travail pour être en permanence à côté de l'homme accidenté, que la petite fille avait identifié comme s'appelant Anton Anzilutti. Au pire pouvait-elle, dans sa chambre, croiser une infirmière, et dans ce cas-là, elle se contentait de se cacher. Ce fut donc au bout de neuf jours seulement qu'elle eut la désagréable surprise de se retrouver aux côtés de son sauveur en même temps que ses proches. Heureusement sans doute pour sa santé mentale déjà bien fragile, ce n'étaient « que » des amis et pas des proches tels que ses parents - elle les avait raté car elle était enfermée au commissariat le jour où ils étaient venus, à vrai dire.

- C'est horrible. Tu te rends compte un peu de tout ce qu'il a perdu ? Ça m'étonnerait qu'il puisse refaire du sport à haut niveau après ça...

- Tu sais, s'il se réveille, je serai déjà content. Ce n'est même pas sûr qu'il en revienne, alors faire du sport, c'est sûr...

- C'est vraiment pas de bol. Je n'en reviens pas, comment il a fait son compte ? Putains de chauffards dans ce pays...

- Ouais, ça me fout vraiment les boules. J'espère qu'il a été chopé, le gars qui lui a fait ça... Tu te rends compte, tout ce qu'il avait encore à faire ? Il avait la vie devant lui, ce gars ! C'était un bon, notre Anton !

Dix ans de larmes non versées, c'est assez bruyant. La stupeur s'étala sur le visage des deux amis de l'accidenté lorsqu'il découvrirent une petite fille écroulée, tremblante de sanglots, cachée sous le lit. Et il sembla soudain qu'Eliza dût déverser tout ce qu'elle n'avait jamais dt pendant sa courte existence.

- Personne ne m'a jamais aimée ! Personne n'a jamais rien fait pour moi ! Mes parents sont morts et je ne connais pas ma famille, je suis dans un institut où je n'ai aucun ami, on n'a jamais voulu m'adopter parce qu'on dit que je suis trop bizarre et solitaire et inintéressante et lui, c'est le seul qui ait jamais fait quelque chose pour moi alors qu'il me connaissait même pas ! La voiture allait m'écraser et puis d'un seul coup j'ai été poussée en avant et je me suis écrasée sur le trottoir et je me suis retournée mais c'était déjà trop tard et tout le monde était autour de lui et l'ambulance est arrivée et mon éducatrice n'arrêtait pas d'essayer de me cacher les yeux et moi je voyais le monsieur qui m'avait sauvé la vie alors que personne m'avait aimée jusqu'à aujourd'hui et il est mort à cause de moi... A cause de moi... C'est toujours de ma faute... Toujours...

A partir de cette seconde, on ne put plus rien tirer d'elle autre que c'était sa faute. les deux amis d'Anton se retrouvèrent virés de la chambre sans ménagement après avoir appelé une infirmière, sans vraiment réaliser ce qui venait de se passer, et il se trouve que par le fruit du hasard, ce fut le médecin qui avait déjà reconnu Eliza et envoyé la petite au commissariat qui intervint pour prendre les choses en mains. La police fut immédiatement prévenue afin que l'hôpital sache comment prévenir la famille - le docteur se rembrunit lorsqu'il tomba sur un institut d'accueil - et il décida de garder la gamine jusqu'à ce qu'elle parvienne à se calmer. Cela n'arriva pas. Les trois jours prévus à l'hôpital se transformèrent en sept longues années, et même Ada, au bout d'un certain temps, vit ses visites à sa petite protégée s'espacer.

Eliza souffrait déjà de pas mal de problèmes, et ils semblèrent tous se démultiplier face à cet incident dramatique de sa vie. Elle cessa totalement de parler, et ses crises de somnambulisme, qui s'étaient légèrement calmées pour une occurrence d'une fois environ par semaine, parfois moins, recommencèrent presque toutes les nuits. C'étaient toujours les seuls moments où un son sortait de sa bouche, où des larmes coulaient de ses yeux. Sinon, elle restait figée, sans rien faire, immobile, les yeux dans le vague, ignorant tout ce qu'on lui disait et se contentant de suivre docilement les gestes qu'on la forçait à faire - s'habiller, se nourrir, etc. Son médecin principal disait vulgairement qu'elle avait « planté », ce qui scandalisait les deux infirmières au chevet de la petite fille devenue adolescente, qui s'étaient attachées à cet étrange phénomène et auraient voulu voir la jolie jeune fille s'animer un jour.

C'est d'ailleurs l'une des deux demoiselles gérant le cas d'Eliza qui eut l'idée de lui soumettre la seule activité qui l'éveilla un peu. Elle avait douze ans à l'époque, deux ans après son « accident ». L'infirmière suggéra au médecin de tenter de la sensibiliser à l'art, et ce fut un succès vibrant. Eliza se révéla une artiste particulièrement douée, tant dans la photographie que le dessin - et même la sculpture, comme le montrèrent les exercices de pâte à modeler chez un psy - bien que sans aucun style défini et un illogisme total dans la continuité de ses œuvres - nul n'aurait pu deviner que c'était la même auteure qui avait peint telle toile et dessiné sur telle feuille de papier. Dans la foulée, on décida de lui enseigner la musique, désireux de prouver l'utilité de l'art à l'éveil d'un enfant. Car qu'était donc Eliza, à part un enfant, perdu, incapable de parler et de se faire comprendre ? La jeune fille avait peut-être l'âge d'une adolescente, mais elle n'était pas différente d'un nouveau-né. Un nouveau-né qui se souvient de l'expulsion de son cocon chaud et sécuritaire. Toutes ces activités, les seules qu'elle pratiqua avec enthousiasme, permirent au médecin de la comprendre un peu mieux. Enfin, disons plutôt de la suivre un peu moins mal. En vérité, il s'y prenait comme un manche, confronté à un cas trop particulier, et nul ne s'en rendait compte, laissant l'adolescente à sa merci. On lui fit essayer plusieurs instruments, mais ce fut surtout le violon qui la séduisit, et il devint très rapidement évident qu'elle avait un don. Sans doute aidée par sa mémoire fascinante, dont son médecin ne s'était pas rendu compte avant de parvenir à lui trouver des centres d'intérêts qu'elle acceptait d'apprendre, Eliza devint rapidement une musicienne hors pair.

Néanmoins, si le tableau, vu sous cet angle, pouvait paraître optimiste, la vérité était loin d'être toute blanche. Chaque fois qu'elle était confrontée à ces activités, le visage d'Eliza s'éclairait de manière frappante. C'était le seul moment où ses yeux toujours éteints brillaient, le seul moment où on pouvait déceler un sourire, très fin, très léger, juste un léger frémissement de la commissure de ses lèvres, mais un sourire quand même. Mais quand on devait l'y arracher, elle devenait hystérique - ce fut les seules fois en sept années où ils entendirent sa voix - et il fallait chaque fois un temps fou pour la calmer. C'était les seuls moments où elle n'était pas amorphe, ne se laissait pas faire et se défendait à en laisser des bleus aux infirmières. Heureusement, elle n'était pas très forte. Et en dehors de ces moments, l'adolescente n'était pas différente d'une poupée de cire. Elle avait d'ailleurs le même visage, celui d'une poupée. Elle n'avait absolument aucun contact avec les pensionnaires, aucun. Elle les ignorait totalement et ils l'avaient rapidement laissée tranquille en voyant qu'elle n'avait aucune réaction ni aux stimulis positifs, ni aux stimulis négatifs. Ses crises de somnambulisme ne cessaient pas.

Son médecin, néanmoins, s'obstinait. Eliza devint célèbre sans le vouloir et sans même le savoir. Il parlait de son cas partout, écrivait à des confrères pour chercher des solutions, se mit bientôt à faire des conférences et à participer à des colloques en parlant de la pauvre enfant, et l'on finit par lui suggérer l'idée d'une thèse sur la jeune fille - que tout le monde, à part les deux infirmières qui s'occupaient d'elle, ne finit plus que par considérer comme rien de plus qu'un animal sans conscience, un animal qu'il était fascinant d'essayer d'éduquer. Un petit singe, même moins qu'un singe : il était plus facile d'élever un singe. Mais comment pouvait-elle se défendre contre ces opinions ? Elle ne s'en apercevait même pas... Et c'est ainsi qu'Eliza, Rossi de son nom de famille, le nom qu'on réserve aux anonymes (son prénom ayant été étonnamment gravé sur une gourmette trouvée à son poignet, ce qui avait toujours étonné Ada, son ancienne éducatrice), fut adoptée et prit un vrai nom. Non pas par des parents aimants qui voulaient aider leur prochain ou apporter leur amour à un enfant, mais à un médecin incapable de la considérer comme humaine et qui l'avait prise comme sujet d'études presque sans faire exprès, sur les conseils d'un confrère. Le petit animal était peut-être libéré en apparence, mais dans les faits, il ne faisait que changer de cage...

Mais rien ne se passa comme prévu. Ce dont personne ne s'était rendu compte, c'était que la seule chose qui maintenait Eliza dans un état stable était la gentillesse et l'inquiétude des deux infirmières qui la géraient. Nul n'avait noté que le petit animal se réveillait de son hibernation et entrait en crise en cas de remplacement. Tout le monde avait mis ça sur le compte de la nouvelle, qui, de toute évidence, ne savait pas s'y prendre avec un cas aussi particulier. Ce que le médecin n'avait pas compris, c'était que c'était aussi son cas. Si mal s'y prendre signifiait être détesté par l'adolescente - adolescente qui était désormais presque une jeune femme, puisque ce processus d'études, de conférences, qui finalement en était venu à une idée de thèse, avait pris du temps et qu'elle avait désormais dix-sept ans. Elle s'enfuit deux jours plus tard. Il s'avérait que l'animal avait finalement une conscience et était capable de prendre des décisions autre que lire une partition de violon...

Coïncidence ou chance ? Dans son cas, disons que partir précisément une nuit de pleine lune fut une chance, car sinon, jamais elle n'aurait eu l'intelligence nécessaire pour se cacher. Elle ne comprit pas vraiment ce qui lui arriva, elle ne réalisa même pas la douleur - peut-être tout simplement ne s'en souvient-elle pas. La seule chose dont elle se souvient, dont elle se souvient très précisément, au point qu'elle pourrait sans doute dessiner un portrait proche d'une photographie, au point sans doute de pouvoir créer un enregistrement où l'on reconnaîtrait sa voix si elle pouvait, c'est son visage, et le son de sa voix lui expliquant ce qui lui était arrivé. Une voix neutre, nonchalante, un peu blasée, la voix qui visiblement est habituée à faire ce speech. Eliza écouta avec la plus grande fascination toutes ses explications. Son visage était d'une neutralité insondable, mais ses yeux brillaient d'une lueur encore plus vivace que lorsqu'elle menait les rares activités qui l'éveillaient.

- Voilà. Bon, maintenant, je vais te laisser. Si je m'encombrais de tous les chiots que j'ai créés, je ne m'en sortirais plus. Bonne chance et profite bien !

Son mystérieux bienfaiteur s'évanouit dans la nature.

Une voix rauque, à peine audible, s'éleva entre les gazouillis d'oiseaux du parc.

- Mais je ne vous encombrerai pas, c'est promis !

C'était la première fois depuis sept ans qu'Eliza utilisait sa voix pour autre chose que pour hurler. Elle n'obtint pas de réponse. L'homme avait disparu et elle sut incisivement qu'il ne reparaîtrait plus jamais devant elle. Et pour la première depuis des années, elle éclata en sanglots.

Néanmoins, la jeune fille avait désormais retrouvé toute sa conscience. Était-ce parce que sa louve l'avait éveillée, ou tout simplement qu'elle avait besoin d'un simple choc pour retrouver ses esprits ? Nous ne le saurons probablement jamais. Toujours est-il qu'elle parvint à se cacher et échapper aux recherches pendant un mois. Pendant ce mois, une idée avait germé dans sa tête, une idée qu'elle avait laissé de côté, la laissant se développer dans son coin, évitant de la regarder comme de peur qu'elle n'éclate. Et à la nuit suivante de pleine lune, la jeune femme était prête. Ces sept années jamais ne lui avaient fait oublier son sauveur de jadis, ni sa situation, et puisque le choc de la transformation l'avait réveillée elle, pourquoi ne réveillerait-il pas un comateux ? Oh, son créateur lui avait bien expliqué qu'elle n'arriverait pas à se contrôler pendant de longues années, peut-être des décennies, et que seul comptait l'instinct quand elle serait louve. Eliza savait que jamais son instinct ne la pousserait à détruire Anton.

La suite lui donna raison et ce fut encore quatre semaines après, à la première transformation d'Anton et deux massacres de service de réanimation de l'hôpital plus tard, qu'une scène similaire se produisit. Une frêle rousse et un mâle brun dans un parc, discutant de phénomènes surnaturels... Mais cette fois, c'était la jeune fille qui parlait, répétant au mot près le discours qu'on lui avait tenu deux mois plus tôt. Elle spécifia ensuite qu'elle était la petite fille qu'il avait sauvé des années auparavant. Et qu'elle avait décidé de le sauver à son tour. Et que maintenant, elle s'en irait et le laisserait toujours tranquille. Sauf qu'elle n'avait pas encore la capacité de s'enfuir comme un souffle comme son créateur.

- Attends !

Elle se figea.

- Comment t'appelles-tu ?

- Eliza.

- Eliza comment ?

Elle hésita. Elle s'était toujours appelé Eliza Rossi, du nom que l'on donne aux personnes dont on ignore l'identité, mais elle savait aussi que désormais, elle était censée s'appeler Ferucci, comme Fernando Ferucci, du nom de son médecin et père adoptif - jamais elle ne l'avait considéré comme un père.

- Je sais pas.

- Où sont tes parents ?

- J'ai pas de parents. J'ai jamais eu de parents. Ils sont morts quand j'étais tout bébé.

Jamais on n'avait eu l'occasion de lui apprendre la vérité, et cela valait sans doute mieux. Un abandon supplémentaire, de la part de ses parents biologiques alors qu'elle n'était qu'un bébé, aurait sans doute achevé la raison de la jeune fille.

- Tu voudrais avoir quelqu'un pour t'occuper de toi ?

- Mais je... J'ai déjà quelqu'un. Il s'appelle Fernando Ferucci. C'est mon médecin. Il m'a adoptée pour faire une thèse sur moi.

Anton parut choqué.

- Tu n'es pas un animal ou une folle ! De toute façon, au-delà de treize ans, tu dois donner ton consentement. Tu peux refuser.

- Je pouvais pas. Je peux pas prendre de décision par moi-même, selon la loi. Je suis internée depuis sept ans.

- Tu as l'air parfaitement normal.

Force lui était d'admettre qu'il exagérait un peu. Mais il sentait qu'elle en avait besoin.

- C'est quand j'ai été transformée que je suis redevenue normale.

Sa voix, frêle et rauque, était toujours d'une neutralité triste à entendre, mais ses yeux s'étaient éclairés quand il lui avait dit qu'elle était normale, il l'avait bien remarqué.

- On va leur dire. Tu verras. Moi, je vais t'adopter, si tu le veux bien. Et désormais, tu sauras comment tu t'appelles. Moi, c'est Anton...

- Anzilutti, coupa-t-elle. Je vais m'appeler Eliza Anzilutti !

De toute sa vie, c'était la première fois qu'elle souriait. Un vrai sourire, lui remontant jusqu'aux oreilles. Elle se jeta dans les bras d'Anton et le serra contre elle. Gêné - ils étaient nus comme au jour de leur naissance - il lui tapota le dos.

Nous ne décrirons pas ces affligeants mois où ils durent se battre pour obtenir gain de cause. Premièrement parce que je ne connais rien aux lois à ce sujet, et encore moins aux lois italiennes, deuxièmement car je préfère passer directement aux instants de bonheur qu'Eliza connut ensuite. Anton lui consacra plus de dix ans de sa vie, pour mieux la connaître, l'éveiller encore davantage, réussir à partager ses passions. Il lui acheta un violon, un appareil photo de haute qualité, le matériel nécessaire à ses dessins, ses peintures, ses sculptures. Elle se mit au sport de son côté, suivant ses cours avec assiduité et avidité, et reprit bientôt une très grande forme - sept ans enfermée dans un hôpital n'avaient pas fait beaucoup de bien à son corps, incapable de courir sur plus de cent mètres le premier jour où il voulut voir de quoi elle était capable. Leur vie normale ne reprit que cette année - les trois précédentes, elle rattrapa les études manquées, tout son collège, avec un précepteur, ce qui fut heureusement plus rapide grâce à sa mémoire eidétique. Elle arrive aujourd'hui en fin de seconde. Elle a trouvé un père. Elle a trouvé des compagnons, une meute. Un guide en la personne de Gabriel, une guide en la personne de Rebecca, un bébé sur lequel rattraper l’affection qu'on ne lui a pas donné avec l'enfant de Luke, quelqu’un pour discuter culture avec Léon. Oui, elle a désormais une famille. Elle s'est même fait une amie ! Décidément, Eliza Anzilutti est désormais heureuse. Qui oserait troubler sa vie désormais ? Les massacres, elle les ignore. Elle ne se rend même pas compte de ce qu'elle fait à chaque pleine lune. Ça vaut bien sa nouvelle vie.

Naïve...




Parle-nous un peu de toi
Ton p'tit nom (ou surnom ou pseudo) : Ever
Comment t'as connu le forum ? Via top-sites
Pourquoi ce forum et pas un autre, dis ? Contexte Twilight vachement intelligent (déjà là il y a un certain paradoxe) et original =)
Et c'est quoi le code ? E-A
Avant qu'on se quitte (ou qu'on se trouve ! \o/) tu veux rajouter un petit mot ? Bloup. (Oui, je suis un poisson IRL)

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Dernière édition par Eliza Anzilutti le Dim 16 Juin - 17:25, édité 5 fois
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Lucas Randour
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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Dim 19 Mai - 22:02

Tu m'as fait peur toi !
Bienvenue =D

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Ce qu'il y a de terrible dans le fait de vieillir, ce n'est pas d'être vieux mais de rester jeune
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Eliza Anzilutti

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Dim 19 Mai - 22:24

Mais... Mais pourquoi ? Je suis une innocente blondinette !

Merci beaucoup !

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Calliope Balhian

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Lun 20 Mai - 13:04

Innoncente ? Pourquoi sur ce forum j'ai du mal a croire a ce mot ?


Bienvenue dans tous les cas o/
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Gabriel Faulkner

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Lun 20 Mai - 14:48

Bienvenue ma petite Lisa I love you

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Eliza Anzilutti

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Jeu 6 Juin - 16:49

Papa Gabriel ! I love you

Calliope, je... je... merde, percée à jour...

Voilà une bonne partie de l'histoire postée, je suis navrée du temps que j'y ai mis, mais j'ai horreur de faire des fiches ^^' J'aurais dû prévenir...

Je vais tâcher d'être plus rapide pour la suite I love you See you soon !

éditquivabien : J'ai oublié le plus important ! Merci à tous pour la bienvenue ! I love you

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Eliza Anzilutti

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Ven 14 Juin - 13:14

Double-post pour la bonne cause ! J'ai ENFIN fini !

Vu qu'il y a un Anton d'inscrit, je lui ai envoyé un MP pour savoir si la fin lui convenait et il a validé ^^

J'espère que ça vous plaira !

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Aro Volturi

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Ven 14 Juin - 13:17

Ahah ! Bon du coup, je lis ça, je mange et je te dis quoi, enfin pas forcement dans cet ordre. D'ailleurs pour pas que tu t'y perdes, je suis Anton, du coup y'a pas de problème pour ce dont on a parlé :)D'ailleurs à ce titre, je t'avais expliqué que ma fiche risqué de tarder un peu =)

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Eliza Anzilutti

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Ven 14 Juin - 13:18

Ah mais je... Ah mais... Je... JE VAIS RP AVEC UN ADMIN ! ===O

Pas d'problème pour ta fiche, s'pas comme si j'avais pondu la mienne en deux jours !

Puis merci pour la réponse très rapide ! I love you

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Thanatos Elytis

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Ven 14 Juin - 14:04

Alors ! Tout d'abord, c'est long, c'est con, et je me demande juste quand quelqu'un pourra replacer ça : Il m'a adoptée pour faire une thèse sur moi. - dans une conversation sans passer pour un fou. Non, mais sérieusement, étais-tu sous acide lorsque t'as tapé cette fiche ? Je veux dire, y'a des fois, tu nous sorts des trucs bien WTF, et en lisant, on est capable de faire : AH... OK, ouais, d'accord. Non pas d'accord, c'est pas Ok, c'est WTF, mais ça PAAAAAAAAAASSE ! Sinon fait gaffe aux fautes de frappes, mais bon, c'est pas ta faute c'est le clavier.

Pour en revenir au personnage, je te voue un culte, car déjà, ta tutrice s'appelle Ada, genre, dis-moi que c'est un hommage à Ada Wong de Resident Evil ? Enfin passons, je devais parler du personnage. Elle est barré, elle est pas bien et c'est cohérent, toutefois, fait attention, Eliza est encore fragile aujourd'hui, je me doute que tu le sais qu'elle est en pleine illusion, mais je préfère souligner.  Du coup je te valide, en espérant que tu puisses t'amuser autant que moi en lisant ta fiche !

Alors ça va, ça va Imotep !

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Les hommes, lorsqu'ils s'adressent aux dieux, ne savent pas que c'est pour leur malheur, le plus souvent, que les dieux les exaucent.
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Eliza Anzilutti

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Ven 14 Juin - 14:10

Perso je voyais pas ça comme une illusion, elle VA bien (même si elle est encore un peu barrée) mais c'est plutôt que le moindre truc peut tout faire péter (donc oui, elle est quand même fragile... bref, je suppose qu'on est d'accord ^^)

J'espère ke vous méxcuseré pour les fotes, cé que mon clavié est disléksique, jéspère que vou comprendrait !

Sinon j'ai pas tout compris à ton commentaire, mais globalement, si je résume, la fiche est complètement débile et c'est pour ça qu'elle est bien ? Ça me va \o/

Sinon, je suis navrée, mais le seul et unique truc que je connais de Resident Evil, c'est qu'il y a des zombies dedans =D

En tout cas, merciii ! *_*

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Sam 15 Juin - 18:31

Hu hu hu encore du boulot pour la SPA du coin dites donc...

*dit le coyote de service /o/*

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Sam 15 Juin - 19:04

Moi je veux bien l’accueillir =D *Sort*

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MessageSujet: Re: Eliza Anzilutti   Sam 15 Juin - 19:05

Ah, un gentil *_*

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