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 Dorian Lacroix [Terminé]

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Dorian Lacroix

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Nombre de messages : 79
Date d'inscription : 18/11/2012
Avatar : Gaspard Menier
Âge : Humain
Nationalié : Psychologue criminel
Avec : Venise


MessageSujet: Dorian Lacroix [Terminé]   Dim 18 Nov - 19:31

Dorian.Lacroix

.
Identity card


Photography ;


(c) Shiya
Ma petite personne ;

NOM : Lacroix (est né Granger, puis s'est appelé Bahlian jusqu'à ses 18 ans)
PRÉNOM : Dorian (est né Nicolas)
AUTRE(S) PRÉNOM(S) : Alexandre

AGE : 24 ans
NÉ(E) LE : 10 juillet 2000 (est né en réalité le 3 mars 2000)
A : Lyon
HABITE : Venise
CLASSE SOCIALE : Aisé (enfin, si ce n’est que son salaire : moyen, si on compte l’argent de Calliope : très aisé).
EMPLOI : Psychologue spécialisé dans la victimologie et l’hypnose

GROUPE : Humain
DON : Dorian ne le sait pas, mais il est capable de réveiller la conscience humaine de tout être. De réveiller la part d’humanité, de la stimuler. Ainsi un loup-garou retrouvera-t-il des bribes de sa conscience humaine, un vampire hésitera-t-il à le tuer, titillé par sa conscience. Un assassin psychopathe sans foi ni loi sera ébranlé… Un don passif, qui fonctionne de façon anarchique, mais que Dorian va apprendre à maîtriser avec le temps (et quand il apprendra qu’il a ce don).
CÉLÉBRITÉ CHOISIE : Gaspard Menier.
Ma petite tête ;



.
A whole story

4 mars 2013

- Non, j’en suis certain, la mémoire des enfants n’est accessible que vers 5 ou 6 ans, c’est impossible.

- Tu crois Dorian ? Alors, laisse-moi te prouver le contraire mon garçon. Tu es là pour apprendre non ? L’hypnose est capable de partir à la recherche de l’inconscient. Si les souvenirs sont inaccessibles pour le conscient, ils ne le sont pas pour l’inconscient.

J’hésitais. Etait-il possible de remonter ainsi le temps ? De sortir de son chapeau des souvenirs ? Et si cela l’était, je n’étais pas certain d’aimer revivre certains évènements.

- Et bien Dorian ? Tu n’es plus si sûr de toi ? Tu as peur d’avoir tort ?

Un défi. Et malheureusement, j’avais ma fierté, mes convictions. J’étais en 4e année de psychologie et je m’étais décidé à me lancer dans l’art délicat de l’hypnose. Je pensais que l’on pouvait effectivement retrouver des souvenirs enfuis, comprendre l’être humain ainsi, mais je savais aussi que les enfants n’avaient pas de souvenirs avant un certain âge. Pour ma part, j’avais toujours vécu avec Calliope, je ne me rappelais de rien d’autre. Mais je savais qu’elle n’était pas ma mère, je savais que sa meute avait tué mes parents. Je l’avais vécu, mais je ne m’en souvenais pas.

- Non, allons-y.

Un sourire se dessina sur les lèvres du professeur. Nous étions seuls pour cette leçon, il m’appréciait et c’était réciproque. Je me trouvais dans son cabinet. Ce n’était pas un cour conventionnel. Je m’assis en face de lui et il commença à parler lentement, de façon monocorde et je plongeais dans l’hypnose, y mettant toute ma bonne volonté.

Il fait nuit. Je tiens mon ours dans les bras et je dors à moitié. Nous traversons une forêt et soudain, un animal surgit, papa fait une embardée violente et la voiture se retrouve à moitié sur le bas côté après des secondes qui ont paru des siècles. Ma mère a crié. Et puis, il y a eu le silence, rompu par papa qui jurait. Il sortit de la voiture en claquant la porte.

Après avoir inspecté la voiture, il en est venu à la conclusion qu’on ne pouvait pas redémarrer. Il fallait trouver de l’aide. Il proposa de partir seul et de laisser maman ici, avec moi, mais elle a refusé de rester seule au milieu des bois. Ils ont du se disputer, mais moi, j’avais juste envie de dormir. Finalement, mon père a cédé et m’a prit dans ses bras et je me suis endormi, mes bras autour de son cou, ma tête contre son épaule, comme le petit garçon de 4 ans que j’étais.

Une secousse me réveilla, un hurlement perçant. Le cri d’un animal. A moitié réveillé, je regardais mon père, les yeux gonflés de sommeil.

- Papa, c’est quoi ?

- Rien, dors.

- Alexis…

- Je pensais les loups en captivité… Ils n’attaquent pas l’homme Sonia.

- Ça se rapproche…

- Il reste 1 kilomètre avant la prochaine ville. Dépêchons-nous.

Ils accélèrent le pas, et moi, j’écoute les hurlements des loups, pas rassuré du tout. Et puis soudain, mon père me refourgue dans les bras de ma mère et lui hurle de courir. Il y a des choses devant nous, de grands loups, mais pas que ça, ils se tiennent bizarrement. De vrais monstres de cauchemars et je me mets à pleurer, alors que ma mère court. Ce qu’ils se sont dit, je ne m’en souviens pas… Je me rappelle juste voir ces choses se jeter sur mon père qui se fait engloutir sans rien pouvoir faire. Ma mère court et sanglote mais les monstres se rapprochent, je les vois et il y en a un qui se jette sur elle, la faisant tomber, la faisant me lâcher alors que je tombe sur le sol durement, criant alors que j’ai mal.

- Nicolas, non !

Mais déjà, la bête s’empare de la jambe de ma mère et l’attire à elle alors que je recule, bloqué contre un arbre, me recroquevillant alors que les monstres dévorent ma mère.

Ma respiration est hachée, je ne parle plus à mon professeur qui s’inquiète alors que je me tais mais que tout remonte. Un de ces monstres s’interpose soudain, entre moi et les autres. Ils se battent et moi, je regarde le corps de ma mère. La mort, je ne sais pas encore ce que c’est mais je sais que ce qu’il s’est passé est horrible. Alors je me lève et je me mets à courir, en trébuchant, en boitant, en essayant juste de vivre, malgré mon jeune âge. Et puis je finis par tomber et ne plus me relever, mon pauvre ours dans les mains, tâché de terre. Finalement, je n’en peux plus, je me roule en boule, je pleure et je m’endors…


- Dorian ! Dorian, reviens, l’expérience est terminé !

- Quoi ?

Je sursautai, surpris, bouleversé et je m’aperçus avec horreur que je pleurais. J’essuyais mon visage et me relevais brusquement.

- Qu’est-ce que tu as vu Dorian ? Tu as cessé de parler après les loups…

- Je… Je dois y aller. J’ai eu tort, vous aviez raison.

- Dorian.

- Merci professeur.

Je devais fuir, vite. Je savais comment ils étaient morts, je le savais depuis mes 10 ans, mais je venais de le revivre et j’avais envie de vomir en revoyant ces images, ces monstres qui se repaissaient du corps de mes parents… Je quittais le cabinet précipitamment, rentrant dans mon studio, hagard, avant de pleurer comme l’enfant de 4 ans que j’étais quand je suis devenu orphelin. Il me fallut de longues heures, avant de daigner répondre au téléphone. C’était Calliope qui appelait, comme je vivais loin d’elle, nous communiquions ainsi, ou via skype avec conférence audio et vidéo à la clé. Elle me manquait, elle était le ciment de mon existence, mon repère, celle qui m’avait sauvé… Ma mère, puis ma sœur et maintenant… bien autre chose.

- Allo ?

- Dorian, cela fait 5 fois que je t’appelle et écrit et tu ne donnes aucun signe de vie.

- Je sais.

- Je sais ? C’est tout ce que tu trouves à dire ?

- Désolé.

- Dorian, qu’est-ce qu’il y a ? Tu as une voix étrange…

- Nicolas. Avant, je m’appelais Nicolas.

Il y eut un silence au bout du fil.

- Je me suis souvenu de tout… De ce qu’il s’est passé cette nuit là. Je ne pensais pas l’hypnose capable de ça… C’est fascinant. Je pourrais faire pareil dans quelques mois et rajouter une corde à mon arc.

- Tu veux qu’on en parle ?

- Pas ce soir. Pas maintenant. Je te rappellerais.

Et je raccrochais, la laissant sans doute inquiète. Mais j’avais besoin de temps.

13 novembre 2000

- Eh Dylan, mate un peu la mère de Dorian… Elle est trop bonne.

- Carrément, sa mère est trop baisable. Mais elle est super bien conservée. Ou elle t’a eu jeune Bahlian ?

Je jetai un regard noir aux deux adolescents. Je n’avais que 10 ans, eux 13. Des petits cons qui se la jouaient caïds et qui prenaient un malin plaisir à terroriser les plus jeunes. Ils ne me terrorisaient pas, mais ils me provoquaient et ça, je n’appréciais pas. Je n’étais pas un gamin bagarreur, mais il y avait des limites à ne pas franchir et là.

- Ta gueule Tom.

Et ben quoi Dorian ? Me dis pas que tu te branles pas sur tes draps en la voyant ? T’es eunuque ?

Encore ces rires gras. Ils continuèrent ainsi, avant que je ne me jette sur Tom, le faisant tomber à terre et lui donnant un bon coup de poings, fou de colère.

- La ferme ! J’ai dis la ferme, je t’interdis de parler comme ça d’elle !

Dylan me rattrapa par le col et m’en colla une, alors que Tom se relevait et me donnait un coup de pieds. Heureusement, c’était la sortie de l’école et les parents nous séparèrent. Ma mère qui plaisait tant à ces attardés s’accroupit devant moi, l’air sévère, avant d’observer ma lèvre fendue et mon nez qui saignait. Elle ne dit rien, pinçant les lèvres, avant de m’emmener jusqu’à la voiture où je montais. Le trajet du retour se fit dans un silence de plomb alors que je gardais le regard rivé vers le dehors. Une fois à la maison, elle me demanda ce qui m’avait prit. Je ne répondis rien, avant de lui échapper et de courir chercher les albums photos, que je ramenais dans le salon sous son regard incertain, intrigué. Je les ouvris, dévoilant elle et moi quand j’avais 5 ans… Puis 6, puis 7… les années me voyant grandir et elle ne changeant pas.

- Ils ont dit que tu étais bonne. Et… baisable. Et plein d’autres trucs et je supporte pas qu’on parle de toi comme ça.

Je la regardais, colérique, le sérieux luisant dans mes yeux bleus.

- Mais je suis pas idiot. Je change et pas toi. Pourquoi ? Quand je regarde les autres mamans et quand je te regarde toi, je vois la différence. Dis-moi…

Et mon monde bascula.

10 février 1994

Ce soir, c’est pleine lune. Ce soir, Calliope va disparaître et se transformer. Cela fait 4 ans que je sais ce qu’elle est, que je sais qu’elle n’est pas ma mère, que je suis français, que son ancienne meute a tué mes parents et qu’elle m’a protégé, se faisant solitaire, avant de m’adopter. Les années passent, elle ne change pas. Moi, je grandis. Nous avons du quitter la France suite à ma petite bagarre à l’école, aux explications de celle que j’avais toujours appelé maman. Effectivement, elle ne vieillissait pas et ne vieillirait jamais, figée dans la fleur de l’âge, dans la beauté. Elle n’était pas humaine, elle était un loup garou, mais née de façon naturelle, pas transformée, si bien qu’elle ressemblait à un loup, pas à un de ces monstres hybrides. Nous avions émigré aux Etats-Unis. J’avais compris que je ne pourrais pas rester bien longtemps dans la même ville, avec la même identité. Et de ma mère, elle était devenue ma sœur. Notre histoire changeait. Et bien sûr, cela favorisait mon développement psychologique, sisi. Pas de quoi être perturbé d’apprendre que ses parents avaient été dévorés, que sa mère n’était pas sa mère mais faisait partie des agresseurs, que les monstres existaient… Est-ce que je lui en avais voulu de ses mensonges ? Bien entendu. Comment encaisser cela quand on a 10 ans ? J’ai boudé longtemps. Avant de reconnaître qu’elle avait toujours tout fait pour moi, qu’elle m’avait bien élevé et que je l’aimais…

Mais cela faisait 4 ans que je connaissais la vérité. 4 ans que je la laissais partir chaque nuit de pleine lune, sans poser davantage de questions, même si je menais mes recherches. Et cette nuit, j’étais décidé à voir de mes yeux ce qu’elle était réellement. Pas seulement cette jolie fille qui faisait fantasmer mes copains. Pas seulement cette figure douce, maternelle, aimante, compréhensive… Mais aussi une bête sauvage. Il m’avait fallu 4 ans pour trouver le courage d’entrechoquer mes idées… De confronter l’image que j’avais d’elle, avec la vérité… J’avais peur alors que je quittais notre maison, alors que je rejoignais les bois. J’avais conscience que 10 ans plus tôt, mes parents y avaient trouvé la mort, loin, dans la vieille Europe. Un long hurlement me fit frissonner. C’était le chant d’un loup… J’avais une lampe torche, sans doute pas très discret… Mais Calliope était une louve âgée… Si je la croisais, elle ne pourrait pas m’attaquer n’est-ce pas ? Elle m’avait défendu quand j’étais un bambin, depuis, elle me connaissait, elle connaissait mon odeur… Pourtant, quand une louve surgit face à moi soudainement, mes belles résolutions s’envolèrent. Elle se détachait dans les ténèbres, la lune se reflétant sur son pelage gris blanc. J’étais pétrifié de peur devant cet animal dangereux, mais également fasciné par sa beauté… Rien à voir avec les créatures hybrides et bavantes que j’avais pu m’imaginer. Elle me regardait de ses yeux intelligents… Parce que j’étais certain que c’était elle.

- Callie ?

Elle grogna. La question était de savoir ce que cela voulait dire… A mon avis, si elle avait été humaine, là, elle m’aurait passé un savon… Elle n’attaqua pas. Etrangement. Elle se rapprocha oui, et elle me renifla, reconnaissant sans doute mon odeur et grogna de nouveau.

- Oui je sais, mais je voulais voir… Tu ne peux pas m’en vouloir ! J’pense pas t’avoir causé beaucoup de soucis jusqu’à maintenant…

Je reçus un magnifique coup de tête massive qui me fit reculer et trébucher.

- OK OK, je m’en vais !

Pas besoin de parler le loup pour comprendre et j’avais ce que je voulais, si bien que je déguerpis vite fait bien fait, rentrant à la maison et me couchant.

Et à mon réveil, Calliope était assise dans ma chambre et attendait mon réveil. Je ne savais pas si elle gardait des souvenirs de sa nuit… Je me redressais, avant de rejeter la couette et de me lever, prenant Calliope dans mes bras et murmurant simplement :

- Pardon d’avoir désobéi, mais… tu étais superbe.

Une louve superbe.

- Mais plus grincheuse que d’ordinaire.

Ce qui la détendit, même si elle me sermonna en me rappelant les risques et me demandant de ne plus recommencer. Je promis.


12 avril 1997

Ce n’était plus tenable… Nous avions encore déménagé, au Canada cette fois. J’aurais mon diplôme au mois de juin. Je n’étais pas un intellectuel, mais j’étais doué dans les matières littéraires, aussi avais-je davantage suivi ce cursus. Mais ce qui était dérangeant, ce n’était pas d’avoir déménagé, ce n’était pas de devoir à chaque fois tout recommencer… C’était de grandir, de devenir un homme et de commencer à considérer celle qui m’avait élevé de façon indécente qui me gênait. Parce qu’en grandissant, je me rendais compte qu’effectivement, Calliope était une très belle femme et je commençais à être mal à l’aise avec elle. Je supportais difficilement les contacts physiques, mon esprit s’emballait… Combien de nuits à me réveiller, en émoi, après un rêve un peu trop osé ? trop. Et considérer Calliope d’une autre façon me donnait l’impression de n’être qu’un adolescent pervers.

Calliope rentra du travail et je l’attendais de pied ferme, ayant prit ma décision. Elle avait une volonté de fer, mais même si nous n’avions aucun lien de sang, elle m’avait élevé et j’étais aussi buté qu’elle quand je le voulais.

- Callie, j’ai à te parler.

J’étais sérieux. Je me rendis compte que j’étais plus grand qu’elle maintenant. Déconcertant. Jolie poupée qui ne changerait plus, qui ne vieillirait plus. Combien de temps avant que ce ne soit moi son père et elle ma fille ?

- Quand j’aurais décroché mon diplôme, j’irais étudier en France. Non, attends, laisse moi finir, s’il te plait. La France est le pays qui m’a vu naître. J’ai envie d’étudier la psychologie, j’y ai mûrement réfléchit, comme j’ai réfléchit au fait que j’allais devoir me séparer de toi, quelques temps…

Naturellement, elle n’était pas d’accord. Protectrice, parfois à outrance, elle n’avait pas envie de me voir prendre mon envol. La raison principale de mon envie de partir était mes pensées concupiscentes, mais ça, je ne pouvais pas le lui avouer. J’avais un tas de raisons toutes aussi bonnes et moins coupables.

- J’aurais besoin que tu me fournisses un autre nom de famille. Une autre identité. Que nous n’ayons plus de lien de parenté… Regarde toi et regarde moi. J’ai 17 ans, tu m’as adopté à 4, j’ai grandi, j’ai changé et toi, tu es restée la même. J’ai pas l’intention de devenir comme toi. Alors quoi ? Dans 20 ans, je serais ton père et toi ma fille ? Pis après je serais ton grand-père ? Non, je peux pas… Ca, je ne peux pas. Déjà accepter que tu ne sois pas ma mère… que tu ne le sois plus, ça été difficile. Je n’ai rien dis, j’ai encaissé, mais ça été difficile, je sais pas si tu mesures à quel point…

Je marquais une pause, fourrageant dans mes cheveux décoiffés.

- S’il te plait Callie. J’ai besoin de me détacher de toi à ce niveau, de vivre mes propres expériences. D’être indépendant. Il reste Internet, le téléphone, je ne resterais pas sans te donner de nouvelles et je serais pas le premier à aller faire des études loin de sa famille. S’il te plait, c’est vraiment important. J’en ai besoin.

Je la fixais de mes yeux bleus, suppliants et finalement, j’eus gain de cause. Cela ne me faisait pas plaisir de partir à l’aventure, de quitter ce que je connaissais, mais c’était nécessaire. Elle ne devinait pas à quel point…

20 novembre 2014

Je regarde depuis le hublot de l’avion et mon cœur bat la chamade. Après 6 ans et demi de séparation, je retourne au bercail, fort de mes expériences. Quitter les Etats-Unis et Callie n’a pas été facile, m’installer à Paris, et enchaîner les cours et les petits boulots pour payer un studio minable non plus, mais j’ai réussi et j’en suis fier. J’étais indépendant. Il y avait des jours où je n’avais pas mangé, faute de moyens. Je m’étais lancé dans la musique de rue, Paris s’y prêtait si bien… Montmartre, le marais… J’étais enivré par le charme de cette ville, même si je regrettais le tempérament pressé de ses habitants. J’avais toujours été un peu bohème, là, je l’étais totalement. J’étais doué une guitare à la main et c’est lors de ma première année que je rencontrais Lucas. Un jeune homme de mon âge, musicien, étudiant en médecin, avec qui je nouais quelques liens avant que nous devenions amis. Ensemble, nous vivions au jour le jour, poursuivant nos études, notre vie et puis il partit et je continuais ma propre route. J’étais doué dans ma filière, remarqué, mes professeurs ne tarissant pas d’encouragements. Je communiquais fréquemment avec Calliope, qui ne cessait de vouloir m’aider financièrement, m’envoyant le dernier smartphone à la mode pour mon anniversaire, le dernier PC pour noël. Des cadeaux que je ne pouvais pas refuser. Et qui étaient commodes. Mes cadeaux étaient plus modestes, je dénichais des petites merveilles de livres en éditions originales, des créations uniques et artisanales, comme un collier ou une bague.

Je faillis perdre pied l’an passé, quand je fus hypnotisé, revivant cette nuit où ma famille fut décimée. Après en avoir parlé à Calliope, je décidais de me renseigner. De découvrir qui ils étaient, de chercher dans les coupures de journaux, ce couple assassiné, cet enfant disparu et j’appris qui j’étais, qui ils étaient. Mes souvenirs étaient exacts. Je devais même avoir de la famille toujours vivante, une tante, un oncle, des cousins, mais à quoi bon ressurgir dans leur vie ? J’y renonçais, reprenant pied dans ma réalité, diplômé en psychologie, spécialiste en hypnose, bien décidé à m’installer, voire à travailler en collaboration avec la police, puisque j’avais entreprit des études de psychologie criminelle, option victimologie. Vaste programme, passionnant.

J’ai 24 ans, et me voilà jeune psychologue à la recherche d’un boulot. Je suis devenu indépendant, je suis quelqu’un de tranquille, calme, très ouvert et compréhensif, à l’écoute des autres (un minimum dans mon métier), assez rationnel, sans pour autant fermer certaines portes. J’ai gagné en maturité, même si je reste un homme têtu et déterminé pour avoir ce qu’il veut. Sans être un intellectuel coincé, ni un élève très studieux, quand j’aime quelque chose, je m’investis à fond… La philosophie, la psychologie humaine, la justice, l’art… Je suis féru d’art, sous toutes ses formes, autant dire que j’ai été heureux d’habiter Paris et ses musées et ses artistes. Je suis doué avec une guitare, j’ai une voix plus que potable et il m’est souvent arrivé de jouer dans le métro ou sur le trottoir. Je dois avouer que j’ai mon petit succès auprès des filles avec mes cheveux épais et souvent mal coiffés, ma barbe de trois jours et surtout mes yeux bleus et mon petit sourire en coin. Assez grand, musclé ce qu’il faut par une vie assez saine, je préfère les jeans et t shirts à tout autre vêtement. Même si je pense qu’il faudra me montrer moins… négligé à l’avenir, quand je travaillerais. Se jeter dans le monde du travail risque d’être difficile. Aller vivre dans une ville truffée de bestioles surnaturelles risque d’être compliqué et je ne le fais pas de gaieté de cœur.

Mais ce qui me fait le plus frémir, c’est de la revoir elle, de la sentir, de la toucher… Installée en Italie, je m’apprête à retrouver celle que j’ai fui. J’ai appris la langue cet été, prêt à m’installer avec elle ou dans les environs, parce qu’elle m’a manqué. Parce qu’il est difficile de supporter la distance. Parce que j’espère que ces 6 années ont éloigné mes fantasmes pervers…

Et pourtant, alors que l’avion se pose, alors que j’en descends, que je rejoins le terminal que j’aperçois son visage, je sais que je n’ai fais que me jeter un voile sur les yeux. Je l’étreins, fortement, je murmure qu’elle m’a manqué. J’étais un adolescent, je suis un homme. Je ne suis plus ni son fils, ni son frère.

Maintenant, reste à déterminer ce que nous sommes devenus l'un pour l'autre.

.
Behind the screen

Ton p'tit nom (ou surnom ou pseudo) : Stéph
Comment t'as connu le forum ? Oulala, c'était il y a quelques années xD
Pourquoi ce forum et pas un autre, dis ? Parce que !
Et c'est quoi le code ? DN
Avant qu'on se quitte (ou qu'on se trouve ! \o/) tu veux rajouter un petit mot ?J'vous kiffe

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Dernière édition par Dorian Lacroix le Dim 18 Nov - 19:45, édité 1 fois
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Un fantôme

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MessageSujet: Re: Dorian Lacroix [Terminé]   Dim 18 Nov - 19:38

J'en ai vraiment marre de tes avatars trop sexy ! Respect
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Aro Volturi

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MessageSujet: Re: Dorian Lacroix [Terminé]   Dim 18 Nov - 19:43

Bon ... J'hésite à te valider, y'a des fautes énormes !
Sur ce ! Bienvenue copain =D (Avec Lucas ça aurait mieux, mais je te laisse l'honneur d'Aro à la validation !)

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Dorian Lacroix

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MessageSujet: Re: Dorian Lacroix [Terminé]   Dim 18 Nov - 19:47

Vlad : héhéh, t'as juste aussi bon goût que moi, s'tout

Aro/Lucas : Owais, la grande classe, merci ! Je vais pouvoir aller traumatiser Lucas maintenant hin hin hin

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MessageSujet: Re: Dorian Lacroix [Terminé]   

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Dorian Lacroix [Terminé]
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