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Vlad DraculCoule dans mes veines comme un poison mortel.


Nombre de messages : 4202 Age (IRL): 19 Localisation : Rome Emploi : Etre mortel est un emploi à plein-temps Statut : Pitoyable humain divorcé et désenvoûté, anciennement vampire
 | Sujet: Créatrice destituée Ven 6 Jan - 21:22 | |
|   Vlad s’était dit que moins il tarderait à se rendre chez Elizabeth, moins elle pourrait se montrer hostile. Il n’avait de toute façon pas le choix : il devait aller là-bas, ne serait-ce que pour récupérer ses effets personnels, quelques vêtements, sa carte d’identité humaine et autre paperasse. Il craignait sa réaction lorsqu’elle le verrait surgir dans sa coque humaine, si faible et inutile. Il avait compris, pour les quelques maigres heures durant lesquelles il avait médité sur le sujet, qu’elle n’avait probablement jamais éprouvé aucune espèce de sympathie à son égard, mais qu’elle s’était assurément simplement servi de lui. Et qu’elle aurait fini par le jeter une fois lassée (Vlad était probablement le plus à même de comprendre ce type de comportement, lui qui avait jeté/tué par lassitude plus qu’il ne pouvait s’en souvenir). Tel était en tout cas son sentiment, alors que le don de sa créatrice ne faisait plus effet sur lui depuis qu’il s’était réveillé mortel. Toute l’obsession qu’il avait pu avoir pour elle, toute cette fascination dévorante s’était dissipée en éclairant son esprit. Il n’avait toutefois pas abandonné entièrement son admiration, quelques poussières de sa passion restaient encore accrochées à lui, et il se demandait ce qu’il pourrait ressentir en la revoyant. Il chassa ces pensées, et se concentra sur ses pas. Il marchait à une vitesse humaine et banale, qui hier encore, deuxième jour de sa nouvelle-naissance, le plongeait dans un profond désespoir, comme d’ailleurs toutes les autres capacités diminuées de son corps faible, mou, fatiguant, accablant. Aujourd’hui, toutefois, il eut l’impression qu’il avait dépassé ce stade pour passer à celui de la résignation. Il avait accepté cet état, et ne se désolait plus autant. Esquissant un sourire amer pour lui-même, il aspira une grande bouffée d’air pour le simple plaisir de sentir ses poumons se gonfler. Il fallait avouer qu’être humain n’avait pas eu que des désavantages : Vlad avait trouvé quelque fascination pour les réactions et le fonctionnement de son corps. Tous ces plaisirs simples que des humains normaux avaient appris à considérer comme normaux, Vlad, lui, les découvraient avec un plaisir étrange (de la même façon qu’il se désolait des réactions plus moins agréables du corps). Eternuer, par exemple, l’avait mis dans tous ses états : il y avait trouvé un ravissement déconcertant. Et je ne vous parle pas de manger, ou simplement respirer, deux choses que Vlad redécouvrait également avec joie ! Perdre la vie alors qu’il commençait à la trouver intéressante (l’humanité offrait l’avantage de ne jamais s’ennuyer ; être à l’écoute et aux soins de son corps occupait assurément les journées !) serait regrettable. Son pas résonnait avec régularité sur le bitume, mais il se sentit ralentir malgré lui alors qu’il arrivait aux alentours de la rue où Elizabeth habitait (et où lui-même habitait aussi, d’ailleurs, mais il douta qu’elle le considérât encore comme colocataire). Il espérait ardemment qu’elle ne le tuerait pas, au nom de celui qu’il avait été. Il hésitait sur sa réaction, car il s’imaginait tantôt qu’elle se faisait un plaisir de pouvoir goûter au sang du grand Dracula, tantôt qu’elle le laissait récupérer ses affaires puis repartir sans lui jeter même un regard, comme s’il ne méritait plus qu’elle lui accordât la moindre attention, pauvre moucheron insignifiant qu’il était devenu. Il ne savait exactement quel comportement il préférait, tant la seconde était humiliante ; quoique, bien sûr, il ne souhaiterait mourir pour rien au monde. Il finit enfin par arriver devant la grille, bien lentement et la peur lui nouant les boyaux de façon atrocement désagréable (les réactions du corps humains étaient chez lui encore très exacerbées par son incapacité à connaître les façons de les réguler ; il ne savait pas s’en servir, on lui avait livré le déguisement sans la notice…). Son cœur battait avec force dans sa cage thoracique, et il se sentit rougir en songeant à l’humiliation que c’était d’afficher ainsi son effroi. Serrant les dents, il fit un pas en avant et poussa résolument la porte pour entrer. Ses pieds crissèrent sur le gravier, et le silence se fit encore plus pesant dans la cacophonie qu’il avait le sentiment de faire. Il eut l’impression de se jeter dans la gueule d’un loup affamé. Il marchait vers la mort. Le danger qu’Elizabeth représentait était énorme. Certes, elle avait l’expérience des années pour dominer une quelconque soif de sang, et elle était sans doute l’une des rares seules vampires de cette planète qui n’aurait pas envie de l’étriper (il n’avait jamais été son ennemi, bien au contraire !), mais l’inconnu de sa réaction le mettait au supplice. Il trouva le courage de continuer en tachant (difficilement, bon, disons plutôt vainement) de vider son esprit et grimpa les marches jusqu’à la porte d’entrée. Il pressa ses mains moites sur son pantalon, le cœur au comble de la folie. Mais il resta là, immobile, dans l’incapacité totale de lever le bras pour sonner. Enfin, de toute façon, il n’en eut pas besoin.
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 | Sujet: Re: Créatrice destituée Dim 8 Jan - 19:19 | |
| Je regrettais l'Ancien Régime, je regrettais le trio de manipulateurs qui autrefois étaient nos souverains. Le nouveau gouvernement était plus ennuyeux et plus agaçant que les péripéties d'une adolescente humaine. Je n'aurais jamais cru le dire un jour, mais je regrettais presque de ne plus être sous les ordres d'Aro. Au moins, je m'amusais ! J'avais le droit d'être cruelle, personne ne trouvait rien à redire ! Alors nous étions de vrais vampires, de vraies créatures du Diable ! J'avais l'impression de ne plus être qu'un poupée scintillant au soleil. Et encore ! Fallait-il seulement que je puisse me promener sous le soleil... Je détestais l'Italie. D'abord, parce que je m'ennuyais terriblement, et l'ennui n'est pas bon pour moi (ni pour les autres, d'ailleurs). Ensuite, parce qu'été comme hiver, il n'y avait que ce maudit soleil de plomb qui m'empêchait d'aller et venir à ma guise. J'étais un vampire, pas une chauve-souris (contrairement au mythe créé par ces humains stupides), je ne vivais pas la nuit, moi. Oh oui, Rome de nuit était magnifique... Quand on ne faisait que passer. Devoir supporter cette ville et ses habitants de nuit me rendait folle. Il ne fallait pas s'étonner de la hausse du taux de meurtres et de disparitions récente. Comment vouliez vous que je garde mon sang froid (ah ah...) alors que je ne pouvais pas faire un pas sans tomber sur un homme ivre à chaque coin de rue ? Oui, je l'admets bien volontiers, j'ai brisé quelques cous par manque de patience. Mais personne n'est parfait, n'est-ce pas ?
Plus agaçant encore, je me lassais de mon jouet préféré. Vlad ne me divertissait plus. Oh, ce n'était pas qu'il n'y mettait pas de la bonne volonté... C'était simplement que, malheureusement pour lui, j'avais constamment besoin de nouvelles attractions. J'avais besoin de me battre, puis de gagner. Là, j'avais simplement l'impression de vivre avec un adolescent amoureux. Cela m'avait divertie un temps, et puis, je m'étais lassée... Sans doute avais-je pensé qu'au moins, sa chère femme viendrait tenter de le récupérer (l'amour est une faiblesse, rien d'autre), mais à ma plus grande déception, je n'avais même pas vu la pointe d'une boucle rousse. Rien. Était-elle morte sans que je l'ai su ? Dommage ! Nous aurions tellement pu nous amuser...
N'ayant pas vu Vlad depuis une paire de jours (ou peut-être plus, je n'y avais pas fait attention), je décidais qu'il était grand temps que je quitte l'Italie, seule. J'ignorais pour le moment où j'allais aller. Je prévoyais d'acheter un billet d'avion à l'aéroport, sur un coup de tête, un coup de coeur, voir même au hasard. N'importe où, mais pas l'Italie, ou un quelconque pays ayant des frontières avec. J'étais lasse de cette atmosphère, que je trouvais à la fois lourde et fade. J'avais besoin de remettre un peu de piment dans ma vie. Je ne souhaitais pas passer l'éternité à m'ennuyer. De plus, je savais que Vlad me chercherait aussitôt qu'il se rendrait compte de ma disparition. Il y serait obligé sans s'en rendre compte... Je préparai donc une valise, rangeant dedans avec application les affaires qui m'étaient précieuses. J'avais l'intention de partir dès la tombée de la nuit, pour être dans un autre pays dans vingt-quatre heures. Pour le moment, je ne ressentais pas la moindre excitation. Le besoin de partir était simplement devenu trop fort pour que je continue de résister.
Je soupirai, agacée, lorsque j'entendis du bruit venant de l'extérieur. Un humain s'approchait, je pouvais sentir son odeur depuis la chambre où je me trouvais. Je pouvais aussi entendre battre son coeur. Ce dernier ne semblait pas savoir comment battre, ses battements étaient erratiques. De quoi s'agissait-il ? Encore un facteur nerveux venu vendre des calendriers ? Levant les yeux au ciel, je refermai violemment ma valise et descendis les escaliers pour aller ouvrir. Enfin, me préparer à ouvrir. Ah, feindre les faiblesses humaines m'agaçait tellement, tellement... J'attendis les bras croisés derrière la porte un instant, attendant que le badaud se décide à sonner, ou à frapper. Mais ne le faisant pas, et ma patience étant extrêmement limité ce jour ci, je finis par ouvrir la porte sèchement, un peu trop peut-être. Je faillis coller un sourire naïf sur mon visage pour coller à mon corps de poupée innocente. Faillis seulement, car je me retrouvai face à une chose que je n'avais absolument pas prévue, ni même jamais imaginée.
Je devais rêver, halluciner, il ne pouvait pas y avoir d'autre solution. L'homme qui se tenait devant moi était le parfait sosie de Vlad, en plus... humain. Oui, c'était une copie parfaite de ma création, mais une copie humaine. J'étais si choquée que sans m'en rendre compte, j'avais broyée la poignée de la porte entre mes doigts. Muette, je fixai pendant de longues secondes une veine battre sur un cou que j'avais mordu des siècles auparavant. Ce n'était pas possible. La transformation n'est pas temporaire. Un vampire ne redevient jamais humain ! Un mort ne revient pas à la vie ! Jamais ! Comme pour être bien sûre de ce que je voyais, je tendis une main vers le visage de Vlad. Je grimaçai et malgré moi grondai alors que je me rendais compte que sa peau était chaude, comme celle de n'importe quel être humain. Sans un mot, je l'attrapai par le bras et l'attirai de force à l'intérieur. Ne pas claquer la porte me demanda un fort surhumain, pardonnez l'expression. Et sans plus de cérémonie, je le plaquai fermement contre le mur, avec peu de considération pour son état.
« Qu'est-ce que tu as fait ? »
Je n'avais pas hurlé, mais le ton de ma voix devrait suffire à lui faire comprendre qu'il avait tout intérêt à ne pas mentir, et encore moins à me cacher la vérité. Maintenant, je pouvais le briser sans faire le moindre effort, et sans rencontrer la moindre résistance.
Finalement, j'allais peut-être rester un peu plus longtemps en Italie. _________________ « I want to kiss you but I want it too much ; I want to taste you but your lips are venomous poison. »
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 | Sujet: Re: Créatrice destituée Ven 13 Jan - 21:27 | |
| La porte s’ouvrit brutalement devant lui, et il sursauta comme un dément possédé, que le bruit de vent aurait terrifié. Il remarqua l'agacement profond d'Elizabeth aux plis contrariés de son visage parfait, qui n’entachaient en rien sa beauté statuaire, mais ces plis furent vites remplacés par un ahurissement marqué. Vlad, dont le cœur était au supplice, ne sut pas s’il était soulagé ou vexé qu’elle ait reconnu le vampire qu’il avait été, dans la pâle figure qu’elle avait en face d’elle. Elle leva soudain une main rapide vers lui, et, sursautant à nouveau, il se statufia instantanément. Il sentit avec surprise la froideur de sa peau avant même qu’elle ne l’effleure. Ah, voilà donc ce que ressentent les humains à notre contact. Il ne s’était jamais rendu compte de l’effet exact qu’il avait auparavant sur les êtres de chair et de sang. Additionné au physique parfait de son ancienne race, et de l’attraction passionnante qu’ils exerçaient sur les faiblards dont il faisait désormais partie, il se demanda comment les autres humains pouvaient ne pas se rendre compte du surnaturel de ces êtres. Pour lui, qui connaissait les vampires mieux que n’importe quel mortel, c’était une d'une foudroyante évidence. Les doigts d’Elizabeth, dont la pulpe glaciale lui caressa la joue, cette joue si brulante en comparaison, le firent cligner des yeux. Ce contact l’avait électrisé, et il sentit sa peau se couvrir de chair de poule. Elle émit un grondement, et Vlad sentit son cœur repartir au galop après un arrêt brusque. Elle paraissait furieusement décontenancée. Elle l’attrapa alors si brutalement par le bras qu’il crut qu’elle le lui avait arraché, et l’attira à l’intérieur de la demeure pour le plaquer sans ménagement contre le mur. La porte claqua, et il eut la terrible impression d’être pris au piège – sans échappatoire.
- Qu'est-ce que tu as fait ? aboya-t-elle, et Vlad se liquéfia.
Il trouva que les vampires savaient décidément y faire pour terroriser plus faible qu’eux. Vlad était probablement plus terrifié encore que ne l’eut été un humain à cet instant précis, car il connaissait tout des vampires, de leur force et de leur soif de violence. Aussi, sachant ce qui pouvait l’attendre, il en était d’autant plus effrayé.
- Pris au piège, souffla-t-il. Santiago, Azrael, ils ont fomenté contre moi. Son visage fut soudain déformé par une grimace haineuse à la pensée de ce qu’ils lui avaient fait ; sa rage lui fit oublier le danger que représentait Elizabeth. Il ne désirait rien d’autre plus que leur mort ; et leur souffrance, leur souffrance, leur souffrance encore.
- Le venin d’Azrael ne vampirise pas les humains, il humanise les vampires. Je te souhaite de ne jamais croiser sa route, ou, si tel est le cas, de le tuer avant qu’il ne te touche.
Il eut un sourire venimeux. Sa haine à l’encontre du vampire suintait de ses paroles. Ses traits s’adoucirent tout de même pour expliquer :
- Je ne t’aurai pas quittée si longtemps de mon plein gré, Elizabeth.
Il pensait que la colère qu’elle avait semblé exprimer était dû au fait qu’il n’avait pas donné de nouvelles depuis plus de trois jours – ce qui, du temps où il était encore passionnément possédé par elle, aurait été impossible. Il avait eu besoin d’elle comme aujourd’hui il avait besoin d’oxygène. Il se demanda s’il devait lui dire de but en blanc qu’il avait compris qu’elle l’avait possédée de son don depuis le début, et que ce n’était plus le cas du tout, ou si elle le devinerait toute seule.
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Dernière édition par Vlad Dracul le Mer 28 Mar - 14:39, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: Créatrice destituée Dim 5 Fév - 18:49 | |
| Son odeur me piquait le nez. J'essayais toujours de rester aussi loin que possible des humains, pour ne pas être trop enivrée par leur odeur, pour ne pas céder à mon envie de leur arracher la gorge à tous. J'aurais pu tuer Vlad rien qu'en serrant les doigts si je l'avais voulu. Il avait bien de la chance d'être qui il était, car ma curiosité m'empêchait de le tuer sans faire plus de cérémonies. Ma curiosité, que mon instinct essayait de faire taire par tous les moyens. J'avais faim brusquement, et une source de nourriture juste sous mes yeux. Je sentais ses veines battre sous mes doigts, et j'entendais battre son cour. Il avait peur, les battements de cet organe étaient désordonnés, erratiques. Je ne savais pas ce qui me retenait. Finalement, éprouvais-je un peu d'affection pour lui ? J'en doutais. J'étais attachée à mon jouet, par à son être, c'était une nuance plutôt importante. Je ne savais pas encore ce que j'allais faire de lui, si j'allais faire quelque chose de lui. Le tuer ? Ce serait dommage... Il se pourrait bien que je sois miséricordieuse. Si il ne me mettait pas plus en colère. Ce qui représentait un défi particulièrement difficile à relever pour le pauvre humain.
Je relâchai la pression sur son coup alors qu'il me soufflait avec difficulté les noms de Santiago et Azrael. Santiago ne m'était pas inconnu, il me semblait même qu'il ne m'aimait pas particulièrement, bien que je ne lui ai jamais causé le moindre problème. Quant à cet Azrael... Je connaissais son nom, car il était célèbre parmi nous. On disait qu'il n'avait aucun don, mais une malédiction. Je fronçai les sourcils, lorsque Vlad me dit qu'il avait été piégée. Intriguée, et maintenant quelque peu inquiète, je lui rendis sa liberté, et m'écartai de quelques pas pour l'écouter.
Bien malgré moi, j'écarquillai les yeux. Un vampire capable de rendre les siens... humains ? Cette pensée m'horrifia tellement que je tressaillis. Redevenir humain, ce devait être pire que tout. J'eus de la peine pour Vlad, soudainement. Lui qui se sentait tellement supérieur... devait maintenant se sentir bien insignifiant et fragile ! Peut-être cela l'inciterait-il à rester sage ? Il savait ce que je pourrait lui faire sans bouger ou presque. Il le savait, car il n'avait jamais été le plus tendre d'entre nous. Il devait avoir du mal à accepter sa défaite... Car de toute évidence, s'il était redevenu humain, c'était qu'il avait perdu son combat pour Azrael. Ce qui voulait probablement dire que ce dernier était plus vieux, car plus fort... Certainement plus vieux que moi aussi, car je n'étais pas bien plus vieille que ma création.
« Avec quel feu as-tu joué pour te bruler ainsi ? »
Il avait fait quelque chose qui ne leur avait pas plu. Et j'espérais sincèrement pour lui qu'il ne m'avait pas mise en danger avec sa bêtise ! Brusquement, je fondis sur lui et le plaquai au mur.
« Ne me prends pas pour une idiote. Tu crois que je ne sais pas que mon don ne fonctionne plus ? Tu te crois libre, protégé, hmm ? À ton avis, combien de temps pourras-tu survivre sans mon aide ? Combien de temps, avant que quelqu'un ne vienne finir le travail ? Pire encore, tu pourrais être tué bêtement, servir de repas à ceux qui tu regardaient de haut autrefois... Cruelle ironie... »
Je ris doucement, puis m'écartai une fois de plus. Pauvre petite chose...! Il n'était plus bon à rien, et devrait être effrayée comme un agneau devant un loup.
« Alors maintenant, qu'est-ce que tu vas faire petit agneau ?»
D'un geste, je lui désignai l'étage.
« J'allais m'en aller, sais-tu ? Partir d'ici, pour une destination inconnue. Tu peux venir avec moi si tu le souhaites. Peut-être aurais-je la bonté de refaire de toi l'un des nôtres ? Mais tu peux aussi essayer de survivre par toi même... » _________________ « I want to kiss you but I want it too much ; I want to taste you but your lips are venomous poison. »
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 | Sujet: Re: Créatrice destituée Mer 28 Mar - 15:54 | |
| DESOLEEEEEEE j'ai eu masse de taf', tue-moi pour ce retard --'
Elle libéra son emprise mais, étrangement, il se sentit encore moins en sécurité de cette manière. Tant qu’elle écrasait sa gorge, il connaissait ses intentions ; désormais, elles étaient moins claires, et il lui serait plus difficile d’agir en conséquence. Il remarqua son horreur à l’idée d’un vampire pouvant la rendre humaine, et il la comprit. Probablement était-elle l’une des sang-froid les plus à même de comprendre ce que lui-même ressentait dans son état ; ils aimaient autant l’un que l’autre leur toute puissance vampirique. - Avec quel feu as-tu joué pour te bruler ainsi ? demanda-t-elle. - Aucun, si ce n’est continuer de vivre ma vie telle que je l’ai toujours vécue, répondit-il. Il semblerait que Santiago se soit senti en devoir de me punir de mes années de « crimes » passés. Tâche de protéger tes arrières, il me semble que nous dansions à peu près sur le même pied quant à nos petits plaisirs meurtriers.Elle ne dut pas prendre bien son intérêt pour sa sécurité, parce qu’elle fondit sur lui brutalement pour le plaquer encore contre le mur. Son dos rencontra ce dernier non sans violence, et il grimaça. - Ne me prends pas pour une idiote, siffla-t-elle. Tu crois que je ne sais pas que mon don ne fonctionne plus ? Tu te crois libre, protégé, hmm ? À ton avis, combien de temps pourras-tu survivre sans mon aide ? Combien de temps, avant que quelqu'un ne vienne finir le travail ? Pire encore, tu pourrais être tué bêtement, servir de repas à ceux qui tu regardaient de haut autrefois... Cruelle ironie...Il eut un sourire crispé, tendu par une rage qu’il eut du mal à contenir ; rage envers Santiago, envers Azrael, envers son statut d’humain. Elle venait de déballer là les principales raisons de l’horreur que son humanité provoquait en lui. C’était précisément cette impuissance face à la masse indénombrable de ses ennemis qui le terrifiait le plus. Elle eut un petit rire doux, comme satisfaite de voir sur la physionomie et dans le silence de Vlad qu’il était effectivement dans une situation délicate. De sa tirade, Vlad avait toutefois retenu une information particulièrement intéressante : elle avait évoqué l’idée de l’aider. Il n’aurait assurément jamais pu imaginer qu’une aide pourrait venir d’elle, aussi tenta-t-il d’empêcher son cerveau de trop s’emballer, mais l’idée le séduisait trop. Elle n’envisageait probablement pas réellement de contribuer à sa sécurité, sans doute les mots lui étaient-ils sortis ainsi, mais il n’empêche qu’ils s’accrochèrent à l’esprit de Vlad sans plus vouloir s’en décoller. Il avait bien déjà Gabrielle pour lui assurer une certaine protection, mais il craignait qu’elle soit trop perspicace pour gober longtemps sa couverture de petit humain innocent… - Je sais. Je sais tout cela. Mon espérance de vie s'est cruellement réduite, répondit-il d’un ton miteux. S’écartant de lui, elle répondit : - Alors maintenant, qu'est-ce que tu vas faire petit agneau ? Vlad baissa les yeux au sol. Qu’allait-il faire, oui ? Il n’en avait aucune espèce d’idée. - Tâcher de m’en sortir vivant.Au moins. Et pour cela, il devrait se montrer discret. - Peut-être me faire passer pour mort. Mais je doute que Santiago tolère cette rumeur, il aura tôt fait de la démentir. Une grimace de rage défigura encore une fois sa figure, et il se dit qu’il faudrait vraiment qu’il commence à s’empêcher d’afficher la moindre de ses émotions sur son visage, mais il avait encore bien du mal à maîtriser toutes les réactions de son corps. Montrant d’un geste l’étage de la demeure, elle lui répondit : - J'allais m'en aller, sais-tu ? Partir d'ici, pour une destination inconnue. Tu peux venir avec moi si tu le souhaites. Peut-être aurais-je la bonté de refaire de toi l'un des nôtres ? Mais tu peux aussi essayer de survivre par toi même...La proposition séduisit Vlad l’espace d’une seconde, mais sa méfiance prit le pas sur son envie. Il connaissait assez Elizabeth pour trouver son offre d’un louche absolu. Il doutait qu’elle eut envie de se traîner un humain, et même de le retransformer, si elle n’y gagnait rien, et il ne voyait strictement pas ce qu’elle y gagnerait. Il savait que lui-même n’aurait jamais proposé une telle chose s’il n’y avait trouvé aucun bénéfice. Peut-être avait-elle juste envie de la garder à disposition pour se le mettre sous la dent plus tard. Il ne savait fishtre pas d’où lui venait cette soudaine compassion. - C’est très aimable, Elizabeth, mais je ne voudrais pas polluer ton existence, déclina-t-il donc finalement. Il savait combien la liberté était importante pour un vampire de son espèce. La sienne l’avait été, du moins. Se trainer un boulet, très peu pour lui. Il n’imaginait pas être le boulet d’Elizabeth. - J’osais espérer pouvoir simplement récupérer mes affaires, mes papiers surtout, si tu me le permets.Il parlait avec prudence, de peur qu’un seul mot de travers puisse la faire réagir aussi violemment et spontanément qu’elle en avait l’habitude. Elle pouvait très bien le bouffer là, sur place, juste comme ça, si elle en avait envie. Ou le laisser partir. - Quoi qu’il en soit, tu fais bien de t’en aller. Vivre à Rome avec le gouvernement de Santiago, pour nous autres vampire qui savons nous amuser, ce n’est certainement pas une bonne idée ; surtout tant qu’Azrael lui obéit. Pour ma part, je pense que je suis mieux ici, car c’est probablement le dernier endroit où l’on s’imaginerait que j’ai pu fuir, puisqu’en l’occurrence je ne fuis pas. Ce qui est certain que tout le monde s’imaginera que j’ai fait, tel qu’on me connait.Les paroles qu’Azrael lui avait dites lorsque Vlad avait eut le courage de faire le malin, alors qu’il le menaçait de le punir à sa façon, lui revinrent en mémoire : « Tu es plus courageux dans ta mortalité que ta réputation d'immortel ne le laisse suggérer. » Il eut un petit rire maussade. Il se pourrait bien que ce soit effectivement le cas. _________________ | *.* : | | |  |
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